Du pont Corneille à la presqu’île Rollet _ 26 mars 2016


Randonnée autour de la Seine

Encore un groupe de passionnés pour une découverte de notre belle ville de Rouen, cette fois vue de la Seine.

Sur notre gauche, la tour des archives Tour des archives qui fut inaugurée en 1965.

La tour, de 89 mètres de hauteur (104 mètres avec l’antenne), est construite entièrement en béton armé, avec revêtement en pierre dure de Bourgogne.
En 2007 les alvéoles ménagées en parement des façades nord et sud constituent de parfaites niches pour fixer les 324 barres de leds par façade.
Cela nous permet de changer de thème en fonction des évènements

Les transformations des quais rive gauche. Adieu la foire Saint Romain à cet emplacement, place à la nature et à la mise en valeur de l’environnement pour le bonheur des rouennais qui retrouvent ainsi un contact direct avec la Seine.

En continuant notre cheminement, c’est encore un projet grandiose qui nous interpelle : l’Eco quartier Flaubert qui nous permet d’imaginer le développement de ces quartier dans quelques années, déjà annoncé par la construction du siège de la Métropole.

A l’arrière des hangars s’étend le jardin du rail, des aires de jeux pour les enfants ainsi qu’une grande prairie fleurie pour la détente et le loisir.

Nous atteignons la presqu’île Rollet : « l’île Noire ». Ancien lieu qui recevait et transformait le charbon, une énergie primordiale pour la vie des rouennais. Un lieu industriel transformé aujourd’hui pour le bonheur de tous en espace naturel de promenade qui offre des vues superbes sur les quais environnants. Les nombreux silos nous rappellent que Rouen est le premier port exportateur de céréales d’Europe.

Retour sur la rive droite par le pont Flaubert.

Il a été mis en service le 25 septembre 2008. Il s’agit d’un pont levant d’une portée de 120 mètres et d’une hauteur totale de 86 mètres, soit le 3e bâtiment le plus haut de Rouen après la Cathédrale Notre-Dame de Rouen et la Tour des archives
Le tablier double, long de 120 mètres et pesant deux fois 1 300 tonnes, est supporté par quatre pylônes (jumelés deux à deux) implantées dans le lit de la Seine

À ses pieds, sur la rive droite, se trouve une ancienne zone portuaire en pleine réhabilitation, qui comprend entre autres le musée maritime et qui devrait bientôt accueillir la foire St Romain et tous les étés de nombreux spectacles gratuits, qui attirent des touristes venant de tout le département.

Sur les quais de la rive droite, là aussi une reconversion d’un lieu industriel transformé en agréable promenade.

Une tour à l’origine en brique industrielle, avec décorations en silex et calcaire, à toiture pyramidale n’avait pas vocation à devenir un marégraphe. C’était alors un château d’eau fournissant de l’énergie hydraulique au nouveau système de grues du port. Elle fut construite en 1885 par Lucien Lefort à qui nous devons tant de monuments comme :
• Église du Sacré-Cœur à Rouen, construite de 1890 à 1912
• Aile ouest du Palais de justice de Rouen
• sacristie et presbytère de l’église Saint-Maclou
• porche de l’église Saint-Vivien
• école normale d’instituteurs, Rouen
• école normale des institutrices, Rouen etc...

En 1893, on y ajouta une horloge et un marégraphe

En 1918, on ajouta un plaque commémorative dédiée à Robert Fulton qui réalisa dans le bassin Saint Gervais du 24 au 31 juillet 1800 les premières expériences avec son sous-marin le Nautilus, construit dans les chantiers Perrier à Rouen..
Le 2e marégraphe fut construit en 1901 près du musée maritime , toujours par Lucien Lefort. Le bâtiment se compose d’une tour en brique industrielle à l’élévation supérieure traitée en faux mâchi-coulis surmontée d’un toit en pyramide.
Une 3e tour se trouve rive gauche sur le quai Jean de Béthencourt
Les 2 marégraphes de la rive droite sont Inscrits en 1997, ils furent entièrement restaurés mais ne possèdent plus leur dispositif hydraulique.

Mais quelle est ce nouveau bâtiment : une rotonde de 35 mètres de hauteur pour 34 mètres de dia-mètre dotée de trois plateformes d’observation, le lieu expose des fresques géantes en 360° de l’artiste allemand Yadegar Asisi.
Dommage que la belle perspective de la cathédrale au sein de la ville soit cachée aujourd’hui par ce gros cylindre bleu, inesthétique et choquant dans ce magnifique paysage et qui empêche d’admirer « les grues Picasso »et la Seine quand nous nous situons au niveau de l’église de la Madeleine. Nous avons lu dans les journaux que son implantation n’était pas définitive. Espérons que ce n’est que provisoire.

En résumé, un belle balade d’environ 8 kilomètres qu’il faut faire et refaire en toutes saisons.

Voici le dossier de presse que nous envoyait la CREA en juillet 2013

Merci à Papy Marc pour ses magnifiques photos