Autour des Andelys _ 29 septembre 2018


Samedi 29 Septembre : Rendez vous à 9h30 (avec le pique nique)

Randonnée et Balade découverte : Autour des Andelys

Nous voilà réunis à une dizaine de courageux sur le parking de Château Gaillard pour cette belle randonnée sous le soleil, mais avec une température bien fraîche qui nous annonce l’automne.

De là, la vue est somptueuse sur la boucle de la Seine, bordée par ses magnifiques falaises de craie dont la blancheur est bien soulignée par ce soleil rasant de début de matinée. A nos pieds le village du Petit Andelys, les habitations groupées autour de la vieille église Saint Sauveur, nous offrent la vision d’un village autrefois entouré de murailles, qui a été créé lors de la construction du château pour abriter les ouvriers bâtisseurs.

Les habitants ont beaucoup souffert lors du siège du château, après s’être mis à l’abri à l’intérieur de l’enceinte pour échapper aux assiégeants, ils en furent chassés, qualifiés de « bouches inutiles » et eurent la désagréable surprise de trouver fermées les portes de leur village. Beaucoup d’habitants périrent de froid et de faim : un tableau dans la salle d’honneur de la mairie des Andelys évoque ce triste épisode de l’histoire du village.

Un sentier en pente nous amène sur les bords de Seine, que nous allons suivre pendant un petit kilomètre sans oublier le paysage : à droite de belles demeures, à gauche la Seine et ses îles. Nous arrivons devant l’hôpital Saint Jacques, qui accueillait les pèlerins de Saint Jacques à l’époque des pèlerinages. Le duc de Penthièvre, petit fils de Louis XIV et de Madame de Montespan l’a agrandi et le transforma en hôpital au XVIIIème siècle : c’est aujourd’hui une maison de retraite.

Nous empruntons maintenant un chemin qui suit le Grand Rang, un petit canal qui traverse le village : les rives sont admirablement entretenues et le chemin est ombragé ce qui rend cette promenade particulièrement agréable.

Après la jonction avec le Gambon, autre rivière qui traverse le village,

nous nous engageons dans un chemin en montée qui nous amène sur les vestiges des remparts :

des pans de murs de l’enceinte encore visibles supportent la tour de l’horloge qui possède encore son cadran et son mécanisme.

Après cette belle montée on arrive sur le coteau ouest de la ville d’où nous pouvons profiter de magnifiques vues sur le Grand Andelys. Les bords du chemin sont parés d’une flore très variée ce qui permet à nos botanistes maisons d’exercer leurs talents. Nous redescendons ensuite dans le vallon pour retrouver le Gambon que nous suivons avant d’arriver au pied de la colline orientale de la ville. Là, un petit sentier nous remonte à notre point de départ, devant les ruines de château Gaillard.

Le soleil montant a bien réchauffé l’atmosphère, ce qui nous permet de consommer confortablement notre pique nique réparateur avec, devant nous, un décor à nous couper le souffle.

En début d’après midi, quelques amis moins sportifs se joignent à nous pour continuer notre découverte des lieux. C’est Edith, organisatrice de la sortie, qui prend la parole pour nous conter l’histoire de la construction de château Gaillard, ainsi que son siège par le roi de France, Philippe Auguste. Nous allons ensuite visiter l’intérieure du château : les ruines sont très bien entretenues et mises en valeur.

Nous reprenons ensuite nos voitures pour nous rendre au Grand Andelys afin de découvrir la collégiale Notre Dame.

C’est à cet emplacement qu’en 511, la reine Clotilde, épouse du roi de France Clovis 1er, a fait bâtir une abbaye pour les jeunes filles de la noblesse. Il ne reste rien de cette abbaye, elle a été complètement détruite lors des raids Vikings au IXème siècle. A cet emplacement une collégiale a été construite entre 1215 et 1220 : le chantier commencé par le chœur et la façade ouest se terminera par la nef. Il aura fallu cent ans pour terminer le gros œuvre de la construction. En faisant le tour de l’église, on découvre son architecture hétéroclite, grâce aux différentes modifications et agrandissements opérés au fil des siècles. La collégiale nous offre aujourd’hui un panel des différents styles d’architectures : la façade ouest et le chœur sont du style gothique,

les chapelles sud présentent le style gothique flamboyant de l’époque de leur construction tandis que les chapelles nord, construites plus tard, offrent à nos yeux l’architecture gréco-romaine de la deuxième Renaissance.

La façade occidentale est la copie de celle de la cathédrale de Soissons, tandis que le chevet plat nous rappelle celui de la cathédrale de Laon.

Hélas ! La célébration d’un mariage nous a privés de la visite intérieure de la collégiale : nous n’avons donc pas eu le plaisir d’admirer les magnifiques vitraux du XVIe siècle mais nous reviendrons. Nous en avons profité pour nous rendre à la fontaine Sainte Clotilde toute proche.

La légende nous dit que, lors de la construction de l’abbaye, par une journée de forte chaleur, Clotilde aurait donné le goût du vin à l’eau de cette fontaine. Ce lieu a longtemps été l’objet d’un pèlerinage qui attirait une foule nombreuse : il partait en procession derrière les reliques de Sainte Clotilde, de la collégiale à la fontaine miraculeuse. Aujourd’hui l’eau de la fontaine soignerait les maladies de peau. C’est à cet endroit que nous avons achevé notre belle randonnée aux Andelys.