Squares et jardins de Rouen _ 14 février 2016


Ce dimanche d’hiver, nous avons fait une randonnée urbaine dans le cœur de la ville pour découvrir les parcs et jardins, tout en passant devant les principaux musées et monuments de Rouen.

En partant de la cathédrale, c’est d’abord : le jardin d’Albane, un jardin de cloître que nous contemplons. Les paysagistes nous rappellent par une astucieuse disposition des buis et des ifs, l’ordonnancement d’un cloître commencé et jamais terminé. Le reste de l’espace est occupé par des petits jardinets qui symbolisent le parcellaire des habitations des chanoines de la cathédrale.

Puis c’est un jardin de cimetière : l’Aître Saint Maclou, les quatre parcelles nous ramènent aux évangiles. Trois galeries sont élevées au début du XVIe siècle, à l’est, nord et ouest : Elles servent d’ossuaire . Le thème iconographique est « Le mort saisissant le vif ». La première danse macabre, eut lieu au charnier des innocents à Paris 1552.

La galerie sud ne sera construite qu’au XVIIe siècle et abritera une école.
D’abord entre 1705 et 1907 une école chrétienne. Comme on sait que le cimetière ne sera déplacé qu’en 1781, on peut assurer que les enfants se déplacèrent parmi les tombes pendant plus de 75 ans.

Puis entre 1911/1920 se trouvait l’école de Mademoiselle Guitton comme on peut le lire sur cette carte postale ancienne.

En repartant nous ne manquons pas de saluer ce chat momifié qui intrigue tant les touristes !

Après avoir traversé le quartier médiéval des maisons à pans de bois, nous atteignons un jardin d’abbaye : Jardin de l’Hôtel de Ville, les anciens jardins des moines de Saint Ouen et celui de l’abbé réunis, maintes fois remaniés pour devenir une havre de paix habité par des monuments très intéressants.
Alain nous raconte l’histoire de l’enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus .

Nous espérons que, cette magnifique méridienne, hélas en bien mauvais état sera bientôt restaurée. Elle fut construite en 1753 sur les quais par Slodtz et fut transportée ici dès 1826.

Nous apprenons qu’en 1806 .. « On ne pourra entrer dans le jardin que vêtu décemment, l’entrée en sera interdite aux personnes en veste ou tablier de travail, en bonnet de coton et en sabots. »

Après une bonne montée, nous voici dans un jardin de couvent : Le square André Maurois, ancien jardin des religieuses Sainte Marie de la Visitation. Les quatre parties du jardin monastique sont bien présentes, complétées par un jardin potager cultivé par les habitants du quartier. Aujourd’hui les bâtiments de l’ancien couvent sont occupés par les musées des antiquités et d’histoire naturelle.
Quel dommage de voir croupir dans ce jardin, sans étiquetage et surtout sans entretien , ces vestiges de monuments qui trônaient autrefois dans notre ville, comme cette pierre qui provient de l’abbaye St Catherine du mont.

En redescendant la rue Beauvoisine c’est dans un jardin d’hôtel particulier que nous pénétrons, sur le terrain de l’ancien château de Philippe Auguste, sur lequel est bâti depuis le XVIe siècle : l’hôtel d’Hocqueville, devenu musée de la faïence, au sein du jardin Masséot- Abaquesne qui présente autour du Dieu Pan des merveilleuses composition de graminées.
Mais ne craignez rien, le bourreau n’est plus dans ces lieux

Nous arrivons au poumon vert de la ville, le square Verdrel, autrefois jardin Solférino : un jardin à l’anglaise du XIXe siècle, une collection d’ arbres remarquables et variés autour d’un bassin où nagent, au son d’une cascade, de magnifiques cygnes blanc, avec pour toile de fond le splendide bâtiment du musée des beaux arts.

Le quartier Saint Patrice nous expose sa collection d’hôtels particuliers du XVIIe siècle et nous débouchons sur la place du Vieux Marché, jardin de souvenir. Le remaniement de la place à la fin des années soixante dix nous rappelle toute sont histoire,
passé religieux par l’église Saint Jeanne d’Arc,
passé commercial avec les halles qui nous ramènent aux marchés présents en ce lieu depuis la nuit des temps
et enfin passé historique avec la croix dédié à Jeanne d’Arc, lieu de son supplice.

En empruntant la rue du Gros Horloge, nous regagnons la place de la cathédrale lieu de départ de notre randonnée du jour.