Autour du Gros Horloge _ 1er mai 2019


Mercredi 1er mai 2019 : Rendez vous à 14h30

Balade culturelle : Autour de la rue du Gros Horloge

La rue du Gros Horloge, première rue piétonne de France en 1971, est surtout connue pour les nombreux magasins qui la jalonnent et qui en font la rue la plus commerçante de la ville de Rouen.

Il faut la regarder autrement et surtout lever les yeux pour en découvrir tous ses patrimoines cachés.

Rendez vous place de la cathédrale pour partir percer les secrets de cette rue que tout le monde connaît, sans vraiment la connaître.

C’est une des plus anciennes rues de Rouen puisqu’elle s’installe sur l’ancien Decumanus du Rouen Gallo-Romain qui permettait de traverser la ville d’ouest en est et de faciliter l’accès au port et au centre de la cité.

Elle s’appelait jadis pour sa partie orientale, cathédrale-Gros Horloge, rue Courvoisie car de nombreux marchands de cervoise habitaient le secteur, et pour sa partie occidentale, (Gros Horloge-Vieux Marché), elle se nommait rue Vanterie en référence aux nombreux vanniers qui alimentaient le Vieux Marché.

Au Moyen Âge, notre rue Jeanne d’Arc n’existait pas, avant que l’on repousse les remparts de la ville au XIIIe siècle, la Porte Massacre avait précédée la voûte de l’Horloge actuelle.

C’est une rue qui a un important passé religieux, elle ne comptait pas moins de trois églises, toutes aujourd’hui disparues. Les maisons nous présentent leurs façades pour la plupart en pans de bois (certaines authentiques), leur architecture et les éléments de leur décor permettent de dater l’époque de leur construction. Et d’autres sont de charmantes reconstructions.

Notre premier détour, nous amène devant le Palais de Justice, ancien Parlement de Normandie, un chef d’œuvre de dentelle de pierre admirablement reconstitué à l’identique après la seconde guerre mondiale.

Il nous laisse admirer l’architecture de la Renaissance, des agrandissements néogothiques du XIXe siècle complètent l’ensemble des bâtiments.

Nous sommes ici dans l’ancien quartier juif de la ville : on peut visiter sous le parking qui occupe la cour du Palais, un monument appelé aujourd’hui « Maison sublime », qui n’a pas encore aujourd’hui révéler sa véritable utilisation.

Nous détaillons ensuite ce que l’on nomme l’ensemble Gros Horloge composé du beffroi, du Gros Horloge et de l’ancien Hôtel de Ville de Rouen, magnifique bâtiment du XVIIe siècle en pierre construit par l’architecte Gabriel.

A l’ancienne porte de la ville a succédé l’arche sculptée qui supporte les cadrans de l’horloge avec leur aiguille unique que ne marque que les heures.

Deux autres cadrans ont été ajoutés : l’un nous renseigne sur les phases de la lune, l’autre sur les jours de la semaine.

Une fontaine XVIIIe symbolisant les amours difficiles d’Alphée et d’Aréthuse complète l’ensemble à l’ouest.

Au XIXe siècle, notre rue du Gros Horloge est coupée en deux par le percement de la rue Jeanne d’Arc. Dans cette partie de la rue qui mène au Vieux Marché on peut voir des très belles maisons à pans de bois du XVIe siècle

et également au N° 139/141 une des plus ancienne maison de Rouen, datée de 1377. La rue de la Vicomté nous transporte en plein Moyen Âge.

Place de la Pucelle nous apercevons le magnifique Hôtel de Bourgtheroulde, un joyau d’architecture des XVe et XVIe siècles.

Nous empruntons maintenant la rue aux Ours. Il faut regarder par le trou de serrure du portail au numéro 80 pour apercevoir l’Hôtel Leborgne.

Avant de traverser la rue Jeanne d’Arc, il faut jeter un regard sur la Tour Saint André, unique vestige de l’église démolie lors du percement de la rue Jeanne d’Arc.

Nous continuons notre cheminement de la rue aux Ours : de belles façades à pans de bois du XVIIIe, et un petit détour nous fait découvrir l’oubliée église Saint Pierre du châtel.
Grâce à Julie, une adhérente de notre association qui réside ici, nous pouvons pénétrer à l’intérieur de l’Hôtel Asselin, le plus vaste et le plus somptueux hôtel particulier de négociant construit à Rouen au XVIIIe siècle.

Aujourd’hui transformé en appartement, l’hôtel qui fut le siège de l’EDF qui en devint propriétaire en 1894, jouxte les murs de l’église Saint Candé le Jeune

dont on peut distinguer le clocher qui était hérissé des fils électriques qui alimentaient la ville.

De cette balade « Autour du Gros Horloge », le patrimoine est si dense que l’on pourrait facilement en écrire un livre. Cela viendra peut être un jour…