Balade à Giverny _ 13 mai 2016


C’est sous un soleil printanier que nous avons effectué notre balade dans Giverny.
Alain nous a rappelé les principaux événements de la vie de Monet : Il arrive à Giverny en 1883, il louera d’abord une maison, et se consacra à peindre ses séries ( les meules, les peupliers, les cathédrales etc...). Devenu plus fortuné, il achètera la demeure, et plus tard il aménagera les jardins et l’étang, afin de réaliser l’oeuvre de sa vie « Les Nymphéas ». Jean, fils de Monet, y séjournera avec son épouse Blanche Hoschedé. Puis, quelques années plus tard, Germaine, la sœur de cette dernière y emménagera à son tour. A la mort de Michel Monet unique descendant du peintre, les collections de l’artiste ainsi que ses biens seront légués à l’institut de France, à l’académie des Beaux Arts et au musée Marmottant. La maison et les jardins après des années d’abandon, seront restaurés à l’identique, sous la houlette de Gérald Van Der Kemps (1861-2001), conservateur en chef des jardins de Versailles. Il repose d’ailleurs aujourd’hui aux côtés de Monet dans le cimetière de Giverny.

Nous voilà partis
Premier arrêt devant « la maison rose » qui dès 1893, accueille de nombreux artistes comme le peintre new-yorkais William Howard et le peintre tchèque Václav Radimsky.
Après 1909, la maison est transformée en hôtel-pension de famille et accueille, de temps en temps, en ses jardins, pour quelques peintures, la belle fille de Monet, Blanche Hoschedé.

La maison Butler est incontournable : le peintre Théodore Butler s’installe dans cette maison et y construit sa vie avec Suzanne Hoschedé , belle fille de Monet. Mort en 1936, il repose aujourd’hui au cimetière du village, aux côtés de Monet.

Nous passons devant la maison d’Hippolyte Tellier, maréchal ferrant du village, puis, après la 1ère guerre mondiale, café d’artistes.

La mairie : en 1868, lors de son édification, ce bâtiment regroupait mairie, école et logement de l’enseignant. Les enfants de Monet y étudièrent.

Jacqueline et Jean-Michel nous font remarquer que Giverny est un village qui vit par et pour le musée de l’impressionnisme en s’imposant un cadre de vie permettant aux touristes de découvrir les lieux fréquentés par les peintres et les artistes avec des trottoirs paysagés. La nature reprend ses droits sur des talus naturels ou le long du chemin qui longe l’Epte avec de nombreuses essences arbustives comme l’aubépine.

Le lieu le plus célèbre dans le village, après bien sûr la maison de Monet : l’Hôtel Baudy :
En 1887, des peintres américains sont en quête d’hébergements sur Giverny. Madame Baudy décide de changer sa buvette-épicerie en hôtel. Ce lieu a vu passer Monet, Cézanne, Rodin, Renoir et toute une colonie américaine.
Chaque fin de semaine, le train amène des groupes de joyeux peintres. Sargent, Robinson, Butler, Watson, Young, Mary Cassat… Tout le monde se donne rendez-vous à l’Hôtel Baudy

Autour de l’église, l’enclos paroissial accueille de nombreux promeneurs. Ici, le 8 décembre 1926, Claude Monet fut enterré. Georges Clemenceau, son grand ami était présent, dans le froid de cette journée-là. C’est lui qui retira avant le départ, le drap noir apposé sur le cercueil en ayant ces mots :
« Pas de noir pour Monet, de la couleur »

Puis c’est sainte Radegonde qui nous reçoit :
Le chevet est semi circulaire, , il possède des modillons à sujets grotesques datant du XIe siècle , le reste de l’édifice est XVe et XVIe siècles. Les bas côtés sont éclairés par des fenêtres à meneaux.
A l’intérieur, la nef est couverte d’une voûte lambrissée en carène renversée, l’abside est en cul-de-four.
Le Maître autel est en bois peint du XVIIe siècle, une peinture de la même époque représente « La transfiguration de Jésus au Mont Tabord »
A gauche se trouve une statue en pierre représentant sainte Radegonde, et à droite, une statue de saint Roch, du XVIIe siècle

Et on revient en suivant l’ancienne ligne de chemin de fer.

L’arrivée en 1870 du chemin de fer à Giverny facilite la venue de la colonie d’artistes bouleversant alors la vie du village. C’est d’ailleurs en train que Monet, arrive pour la première fois à Giverny, alors qu’il prospecte la vallée de la Seine à la recherche d’une nouvelle résidence. Il s’y installe et ne quittera plus le village.

La destruction du pont de chemin de fer lors de la seconde guerre mondiale entraînera la disparition progressive de la ligne, aujourd’hui transformée, jusqu’à Vernon, en promenade
Mais voici que l’orage arrive , il est l’heure de se séparer