L’abbaye de la côte Sainte Catherine_21 mai 2016


Aujourd’hui randonnée découverte de la côte Sainte-Catherine un lieu riche en histoire et aussi un espace naturel protégé qui domine notre belle ville de Rouen.

C’est Dominique Samson le guide du jour qui nous attend au pied de l’escalier des pèlerins construit par le ministre de Philippe VI de Valois, Enguerrand de Marigny. Pendant la montée, quelques haltes pour nous expliquer l’histoire du Mont-Gargan, puis du prieuré Saint Michel. La croix du calvaire est le seul vestige visible du prieuré.

Nous arrivons enfin sur la corniche d’où l’on découvre ce vaste panorama sur la boucle de la Seine et la ville de Rouen.

Dominique profite de l’endroit pour nous expliquer comment la Seine, l’Aubette et le Robec ont creusé la craie afin de créer le paysage que nous avons sous les yeux.

Puis c’est la découverte des lieux où se trouvait l’abbaye de la Sainte-Trinité-du-Mont, fondée en 1080 par le comte de Rouen Gosselin d’Arques, abbaye devenue plus tard abbaye Sainte-Catherine à cause d’une relique miraculeuse qu’un moine avait rapportée de croisade.
Ce fut le début des grands pèlerinages et des miracles.
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Compte tenu de son emplacement stratégique pour la défense de Rouen, dès le 12e siècle, un fort protégé par un profond fossé fut accolé à l’abbaye et au XVe, un second fort vint compléter les défenses.
C’est notre bon roi Henri IV qui a fait raser l’abbaye. Vous pouvez encore en voir un vestige dans le jardin du musée des antiquités.

Puis lors de la seconde guerre mondiale, deux batteries de DCA ont été installées par les Allemands à cet endroit d’où on pouvait apercevoir les avions alliés sur presque 360° .

Sur ces terres fut organisé, jusqu’aux années soixante-dix, un motocross qui attirait tous les mois de septembre des milliers de spectateurs. Les anciens fossés des forts et les trous de bombes rendaient cette course spectaculaire.

Mais dame nature a fait son œuvre et dissimulé les traces du passé sous quarante années de végétation, seul Dominique pouvait nous montrer quelques vestiges du passé :
La photo ci-dessous représente le fond du fossé en W, entre l’abbaye et le nouveau fort, là où descendaient les motos du moto-cross. Hélas, la végétation trop abondante ne rend pas compte de la pente vertigineuse et rend illisible la géographie historique du lieu.

Notre guide nous montre les bases d’une batterie DCA et un mur de fortifications encore visibles en partie, mais que nous serions bien incapables de retrouver seuls.

Aujourd’hui ce site est classé NATURA 2000 et Espace Naturel Protégé, ce qui interdit toutes constructions.

Après ces passionnantes découvertes historiques, c’est le côté naturel des lieux que Jean Michel, nous a fait découvrir en suivant un petit chemin à flanc de coteau, sur notre gauche, le magnifique panorama sur la Métropole rouennaise et à droite les plaines calcicoles tapissées d’orchidées sauvages et de végétations luxuriantes du printemps.

Une bien belle randonnée, très instructive aux portes de Rouen et un bon bol d’air, un grand merci à Dominique, Jacqueline et Jean Michel qui ont organisé cette sortie.