La Bouille_ 30 septembre et 19 octobre 2017


  • LA BOUILLE 30 sept et 19 octobre 2017
    Un nombre important d’inscrits nous a amenés à faire 2 visites pour cette petite commune de 127 ha et qui en 2013, comptait 787 habitants.
    Le dicton sur La Bouille est peut-être à l’origine de cet engouement
    " Qui n’a pas vu Paris et La Bouille n’a rien vu "
    Ou bien est-ce le nouveau guide qui attise la curiosité, toujours est-il que plus de 50% des adhérents ont répondu présent.
    Coincé entre la Seine et la falaise, le village oriente son économie vers le fleuve et ceci dès le XIème siècle.
    Au-delà du terrain de football, la mairie construite en 1933 par l’architecte R.Pruvost ne manque pas de pittoresque avec ses toits aux tuiles étagées, ses murs à colombages et son campanile portant, à son faîte, une girouette drakkar.

Celle-ci nous rappelle que sous les ordres de Sigfried, « la première Armada », une grande flotte de 700 navires est passée devant la Bouille avec plus de 40 000 Viking qui sont remontés jusqu’à Paris pour faire le siège de la capitale où elle parvint le 24 novembre.
L’Eglise Sainte Madeleine dont la construction s’étend du XVème au XIXème siècle est en pierre de Caumont .

Malheureusement nous n’avons pas pu visiter l’église : fermée pour une bonne cause, la réfection de la toiture. Cet édifice, de style ogival, se dresse à l’emplacement d’une ancienne chapelle où dit-on, Louis IX (1214-1270) (dit Saint Louis) et Blanche de Castille sa mère (1188-1252) seraient venus en pèlerinage.

Cette gravure sur bois de Léon Morel-Fatio représente l’Eglise Sainte Madeleine à la première moitié du XIXème siècle.

Autrefois, l’église Sainte-Madeleine était parée d’un clocheton si petit qu’il valait à l’église le surnom ironique de « cathédrale de La Bouille ». En 1863, il est remplacé par le clocher actuel, du haut duquel Albert-Lambert (1847-1918) père, jeune apprenti sculpteur sur pierre, aurait découvert le village et décidé d’y bâtir son « nid ».

C’est en 1967 que ce buste d’Hector Malot réalisé en 1866, par le sculpteur Henri Chapus (1833-1891), initialement destiné à la ville de Rouen, est installé dans le petit square qui fait face à l’église.
Il a failli être « sans famille »…

Nous quittons le square Hector Malot et passant par la place du bateau, nous admirons quelques belles maisons à pans de bois avec pigearts et encorbellements rue du docteur Magalon.

L’archange Saint Michel, magnifique statue en bois est accrochée à l’angle d’une bâtisse du XVème siècle, dont la façade a été remaniée au XIXème.

Cette bâtisse, place Saint Michel, était auparavant une auberge. C’est depuis 30 ans l’atelier « les cuirs des méandres » dont la production orne les vitrines de célèbres magasins de Paris et Bayeux.

Nous avons appris avec surprise que le chemin du pèlerinage de St Michel passait par la Bouille.

Plus loin au 2 rue du docteur Magalon nous découvrons la maison « dite de Louis XI » construite en 1450 où Le 7 juin 1467, Louis XI, (1423-1483) accompagné de la reine Charlotte de Savoie (1441-1483) , se rend à La Bouille pour rencontrer le Conmte de Warwick, (1428-1471) ambassadeur d’Angleterre « Le faiseur de Rois » pour négocier un traité d’amitié. L’entrevue a lieu dans cette maison à colombages. La chambre de cette demeure conserve une cheminée ornée d’un médaillon aux armes de France.

Les ateliers des artistes peintres jalonnent notre chemin, et après la place de la libération, nous sommes en bas de la côte Albert Lambert.
Encore une célébrité à la Bouille : Albert Léon Lambert père né le 21 février 1847 au 78 rue du Ruissel à Rouen et décédé à La Bouille en 1918. Sculpteur sur pierre, c’est en travaillant sur la flèche de l’église qu’il est séduit par La Bouille et décide de s’y installer.
Il fera construire cette maison qu’il baptisera « Son nid »

Au pied de la côte, une maison, dite « les Gazouillis » en pierre, briques et pans de bois avec un grenier à étentes témoigne qu’une activité drapière à existé à la Bouille.

Le célèbre Grenier à sel du XVIème siècle en Pierre de Caumont, fait face à l’ancienne mairie.
Sous l’Ancien Régime, la Normandie fait partie des pays de grande gabelle, où les habitants sont tenus d’acheter une certaine quantité de sel. Les collecteurs de la gabelle viennent s’approvisionner à La Bouille pour distribuer le sel dans les villes et les villages de Basse Normandie. Le « grenier d’impôt » de La Bouille est l’un des plus anciens de Normandie. Le sel était conservé dans des bacs en bois.

Le Manoir Bon-Accueil du XVIIIème siècle.
Cette imposante maison normande portait jadis les panonceaux de l’étude notariale ; le père d’Hector Malot y a officié. Après le transfert de l’étude à Grand-Couronne, en 1887, elle sert un temps de pension de famille. A partir de 1934, elle accueille une école privée.

Sur le quai qui porte son nom, se trouve la maison natale d’Hector Malot, auteur de « Sans famille ». Il naît dans cette maison en pierre et brique du XVIIIème siècle le 20 mai 1830. Quelques heures après sa naissance, un voilier, en virant maladroitement, brise la vitre de la chambre du nouveau-né avec son mât de beaupré. Les Bouillais y voient le présage d’une destinée peu commune. Le romancier vivra dans cette maison jusqu’à l’âge de cinq ans. La présence du fleuve, des voiliers, les histoires de marins racontées par sa mère, veuve d’un capitaine au long cours mort à Saint-Domingue, influencent son enfance et lui donnent le goût des voyages.

La capitainerie construction de 1929 en brique abritait un « maître port » qui, à l’aide d’un porte-voix et d’un tableau noir, désignait aux navires remontant la Seine le numéro de leur emplacement sur les quais de Rouen. Elle a cessé son activité en 1962.

Tous boivent les paroles de notre guide :
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