Le marais de St Martin de Boscherville_11 avril 2017


Mardi 11 avril à 14h00

Randonnée Sportive : Le Marais de Saint Martin de Boscherville ( 12 Km – Difficulté 3,5 / 5)

Randonnée Marais de Saint Martin de Boscherville
11 Avril 2017
Un petit groupe bien sympathique par une belle journée de printemps pour cette petite randonnée de 11 km. Pas de difficulté particulière, juste un petit dénivelé de 170 m où quelques uns d’entre nous ont bizarrement cessé de parler.

Chemin faisant nous rencontrons des arbres caverneux torturés par les ans.
Ces arbres sont des saules blancs, une véritable mine de biodiversité : lorsqu’ils sont vieux, ils deviennent creux et renferment des tas d’animaux. Le bois en se décomposant produit des micro-organismes qui sont mangés par les insectes qui eux mêmes sont mangés par les mulots qui servent de repas aux chouettes qui élisent domicile dans le creux de cet arbre. Grace à ses racines, il pompe environ cinq cent litres d’eau par jour, il sert ainsi à assécher le marais, ce qui permet au bétail de ne pas patauger dans la boue. Il est utilisé également pour délimiter les parcelles et on l’étête de ses branches pour en faire du bois de chauffage ou des paniers, cela lui donne une grosse tête et on l’appelle ainsi "arbre têtard" et en plus on tire une substance de son écorce pour fabriquer l’aspirine. Cet arbre est un trésor de la nature.

Nous avons appris qu’il y avait un port à Saint Martin de Boscherville dont il ne subsiste que les deux bornes en ciment matérialisant l’entrée.

Encore un arbre parmi tant d’autres qui a souffert d’un manque d’eau ou des affres de la vieillesse tout simplement.

La nature est belle pour qui sait l’observer et la vie est aussi présente dans ce marais qui n’en est plus vraiment un.

Etonnante force de la nature qui ne s’avoue jamais vaincue et reprend vie sur ce tronc amputé.

Pour ceux qui la connaissent bien, c’est ici que Fauve a voulu prendre un bain.

Ici quelques arbres magnifiques, malheureusement mes connaissances sont limitées et je ne peux vous en donner les noms.

Cette très belle petite fleur bleue dont Michèle nous a donné le nom : des jacinthes des bois, parfois appelée scille penchée. C’est une plante sauvage bulbeuse. Elle croît à l’état naturel à l’ombre, dans les forêts de feuillus. Généralement de couleur bleutée, elle peut aussi être d’un blanc immaculé. C’est une espèce protégée dans certains départements.
Attention toutes les parties de la plante sont toxiques et peuvent causer des troubles sévères en cas d’ingestion.

Après avoir cueillis quelques fleurs, notre sympathique randonnée va bientôt prendre fin.

Au détour d’un chemin nous apercevons l’abbaye Saint Georges dans la vallée, enveloppée par une brume de chaleur printanière.

Venez vous faire conter l’abbaye Saint Georges de Boscherville et visitez ses jardins.
Vers 1055, Raoul, grand chambellan de Guillaume le Conquérant, fait venir sur cette terre une communauté de chanoines séculiers.
Une abbaye bénédictine est fondée en 1113 par Guillaume de Tancarville, fils de Raoul. L’abbatiale est édifié entre 1113 et 1140. Seules les voûtes de la nef et du transept sont plus tardives (XIIIe siècle). La salle capitulaire est construite entre 1175 et 1180. L’abbaye ne fut jamais très importante : au plus fort de sa prospérité, elle comptait une trentaine de moines.
Uniques en Normandie, les jardins à la française de l’Abbaye Saint-Georges de Boscherville sont remarquables par leur architecture aux quatre terrasses. Le parc propose un merveilleux panorama sur l’Abbaye et la Vallée de Seine.

Dans ce « bucolique » village une petite découverte sur le pilier du portail d’une maison, qui nous laisse à penser qu’elle n’est pas d’hier !

Pour mémoire :
La fin du Moyen Âge : l’accroissement de la pauvreté errante, déterminé en grande partie par des crises économiques, des épidémies et des accidents climatiques, a pour effet de modifier les représentations de la pauvreté. Le vagabondage, qui concerne au XVe siècle entre 20 et 25% de la population française (p. 28), est de moins en moins toléré pour la charge économique qu’il suppose, et le sentiment d’insécurité qu’il véhicule (délinquance, criminalité)……
Au cœur de ce système à la fois répressif et fait d’assistance, deux dispositifs marqueront les XVIIe et XVIIIe siècles : l’Hôpital général créé en 1656, et les dépôts de mendicité créés en 1764……
Le code pénal napoléonien en vigueur depuis 1810 institue en effet la présomption de culpabilité : sans toit, sans argent et sans aveu, le vagabond est un être potentiellement coupable.
Sources ; http://www.laviedesidees.fr/L-errance-au-ras-des-siecles.html
"D’ailleurs et de nulle part". Mendiants, vagabonds, clochards, SDF en France depuis le Moyen âge D’ André Gueslin chez Fayard
N.B. La mendicité et le vagabondage étaient des délits jusqu’en 1994.