Les femmes et Rouen _ 17 mars 2019


Balade culturelle : « Rouen et les femmes »

Une nouvelle balade culturelle dans les rues de Rouen : mars est le mois des femmes et il fallait que notre association leur rende hommage. C’est une animatrice culturelle, Aurélie Daniel créatrice des « Balades rouennaises », qui nous emmène aujourd’hui à la découverte des femmes célèbres de notre ville de Rouen. Le départ est donné place du Vieux Marché : évidemment, ici, c’est Jeanne d’Arc que nous évoquons.

(la statue de Jeanne d’Arc fleurie lors des fêtes Jeanne d’Arc)

Nous la retrouverons également en d’autres endroits de la ville qui ont jalonné sa détention, son procès, sa condamnation, son exécution et sa réhabilitation.

Après une intéressante description de la place du Vieux Marché et un petit crochet par la place de la Pucelle,

nous empruntons la rue du Gros Horloge pour un arrêt devant le lieu où était bâtie l’église Notre Dame de la Ronde. C’est ici qu’a été baptisée, en 1711, une autre rouennaise célèbre : Jeanne Marie le Prince de Beaumont qui a traduit en conte « La Belle et la Bête ».

Une rue toute proche nous rappelle La Champmeslé, une célèbre actrice du XVIIIème.

Un petit clin d’œil à Anne Marie Duboccage, femme de lettre du XVIIIe siècle.

Et nous voilà place de la cathédrale,

plus précisément en haut de la rue Grand Pont d’où on aperçoit au loin le Pont Boëldieu :

Il est situé à l’emplacement du premier pont de pierre qui, lui, avait été construit au XIème siècle sur l’initiative d’une femme là encore, Mathilde l’Emperesse, petite fille de Guillaume le Conquérant, dont un autre pont en amont porte aujourd’hui son nom.

La très médiévale rue Saint Romain,

puis la rue Damiette,

nous transportent rue du Petit Mouton devant l’hôtel du même nom qui abritait une ancienne étuve pour femmes. C’est ici qu’a logé Simone de Beauvoir lorsqu’elle était professeur au lycée Jeanne d’Arc.

Rue d’Amiens,

c’est Juliette Billard, première femme architecte, à qui on n’a jamais confié de projet (c’était une femme !) mais qui excella néanmoins dans la création. On lui doit des magnifiques gravures du Rouen ancien et également la création des costumes que portaient les figurants lors des défilés historiques qui étaient organisés à l’occasion des grandes fêtes Jeanne d’Arc (1956).

(Juliette Billard, "le son du cor")

Nous terminons notre visite par la rue Eau-de-Robec devant la maison natale d’Amélie Bosquet, une autre écrivaine rouennaise qui a écrit de charmants contes et nouvelles sur la Normandie mystérieuse.

Sur les mille rues que compte la ville de Rouen, seulement 50 portent le nom d’une femme. La municipalité entreprend des actions pour mettre les femmes à l’honneur dans Rouen : de nouvelles rues portent des noms de femmes, des plaques commencent à être apposées sur les demeures où sont nées et/ou ont vécu des rouennaises célèbres. Lors des prochaines journées du patrimoine, une animation va mettre à l’honneur les femmes et « les journées du matrimoine » sont envisagées.

Donc « Vive les femmes » !!! Je n’ai pas tout dit du contenu de l’animation des balades rouennaises sur « Rouen et les femmes », Aurélie a encore plein de choses à dire sur le sujet et Dieu sait si la demoiselle est bavarde et en plus talentueuse et pleine d’humour.