Les hauteurs du Havre_ 2 juillet 2017


Dimanche 2 juillet 2017 à 10h30

Balade découverte : « Les Hauteurs du Havre »

Rendez-vous avait été donné aux participants devant l’église Saint-Vincent

pour cette randonnée matinale à la découverte du Havre, la ville océane créée par François Ier en 1517 et qui fête cette année son 500e anniversaire.

Partant du pied de la falaise, à quelques encablures de la plage, nous avons longé la ville reconstruite par Auguste Perret après les terribles bombardements de septembre 1944, reconstruction qui a valu au Havre d’être aujourd’hui classé au patrimoine de mondial de l’Unesco. Après avoir flâné à travers le square Saint-Roch et évoqué les méditations qu’il avait inspirées à Jean-Paul Sartre, contourné l’hôtel de ville, nous avons traversé le parvis de l’église Saint-Michel pour attaquer nos premières marches. À la place Thiers, nous avons emprunté l’historique funiculaire, le « FUNI »

qui nous a permis de rejoindre sans fatigue le haut de la « Côte » en découvrant, au fur et à mesure que nous nous élevions, l’organisation de la ville, les sentes, les escaliers et les jardins cachés,

puis finalement la totalité de l’agglomération. Au belvédère de l’amiral Mouchez, rejoint par le soleil, nous avons bénéficié d’un des plus beaux panoramas sur la ville, le port, l’estuaire de la Seine…

Nous avons suivi le bord du plateau à la découverte des superbes villas que les riches négociants et armateurs havrais avaient fait construire à la fin du XIXe siècle, en évoquant les présidents de la république : Félix Faure et René Coty, les maires Jules Siegfried et Antoine Rufenacht, les luttes sociales de cette ville fière de son histoire ouvrière à travers l’affaire Jules Durand, etc.

Pour nous imprégner de cette époque, nous avons emprunté au fil de notre promenade quelques-uns des 89 escaliers encore en service sur les 200 qui existaient au début du siècle.

C’est un Havre caché qui ne peut se découvrir qu’à pied, en mettant ses pas dans ceux des petites gens qui, au début du siècle dernier, plusieurs fois par jour, se déplaçaient entre ville haute où l’agglomération s’était étendue et ville basse où le travail ne s’arrêtait jamais, sur les quais, dans des entrepôts et les usines.

Au détour d’un raidillon, nous découvrons la chapelle Saint-Michel D’Ingouville, toute en silex, qui restera l’église du Havre longtemps laissé à l’abandon. Les quatre bastions, d’où on domine le port, la plage et la baie de Seine ont été réaménagés en jardins à thème mettant en valeur la flore des Amériques, de l’Asie, de l’Océanie et les contributions des grands explorateurs. Au centre de l’esplanade, des serres d’une grande richesse complètent cette présentation, avec une exposition temporaire sur le café très instructive.

Aux termes de notre déambulation, le pique-nique sorti du sac a été le bienvenu sous les platanes de la place Saint-Vincent, et l’œil intéressé des goélands…

L’après-midi a été consacré à la visite des « Jardins Suspendus » installés en 2005 dans l’ancien fort de Sainte-Adresse, depuis longtemps laissé à l’abandon. Les quatre bastions, d’où on domine le port, la plage et la baie de Seine ont été réaménagés en jardins à thème mettant en valeur la flore des Amériques, de l’Asie, de l’Océanie et les contributions des grands explorateurs. Au centre de l’esplanade, des serres d’une grande richesse complètent cette présentation, avec une exposition temporaire sur le café très instructive.

En conclusion, une belle journée pour une première découverte d’une ville encore très jeune, méconnue par beaucoup, qui bénéficie d’une histoire et d’un patrimoine très riches pour les XIXe et XXe siècles. Rendez-vous est pris à la fin de l’année pour découvrir cette fois-ci la reconstruction de la ville du Havre par Auguste Perret.