Les marais de Jumièges_8 mai 2015


Ce vendredi 8 mai a eu lieu la première randonnée patrimoine, au cœur du marais de Jumièges.

C’est le patrimoine naturel qui a donc été à l’honneur ce jour-là, bien que l’histoire de l’abbaye rayonne forcément sur les lieux et qu’il est impossible de ne pas l’évoquer. Nous avons d’ailleurs pu l’admirer depuis de beaux points de vues.

L’abbaye de Jumièges
Le départ se fait du parking de l’office de tourisme. A travers champs, on passe devant de beaux bâtiments agricoles. Sans doute d’anciennes dépendances de l’abbaye ? Un premier arrêt peu avant d’arriver au bac nous permet de parler de la Seine. Saviez-vous qu’au niveau de Jumièges, nous sommes dans la partie où elle est la plus étroite ? Ce qui explique d’ailleurs les forts courants que l’on peut voir, même quand elle est calme. Autrefois, elle était bien plus large et bien moins profonde. Mais son lit a été rétréci et creusé afin de la rendre navigable. C’est l’occasion de rappeler que c’est sur ce lieu qu’a été édifié le petit port de Jumièges qui permettait aux moines de commercer dans la vallée de la Seine et de communiquer avec Rouen.
En face, à Heurteauville, nous apercevons une ancienne cheminée de four à chaux, ainsi que les terrasses.
Puis nous arrivons au bac. C’est le moment d’évoquer la légende des Énervés de Jumièges.
Nous continuons la promenade, en nous enfonçant dans la presqu’île de Jumièges. De nombreux arrêts ponctuent la randonnée. Ils sont l’occasion d’évoquer plus précisément la flore typique des lieux. Et là, je laisse quelques ligne au président, Alain :

Alain, nous présentant un feuille de berce, l’une des plantes croisées sur le chemin
C’est le patrimoine naturel que nous avons découvert lors de cette sortie, en particulier une initiation à la détermination de quelques plantes sauvages comestibles des bords de chemins : la grande consoude, que l’on appelle aussi oreille d’âne. Une plante riche en protéines et vitamines avec laquelle on peut cuisiner d’excellentes beignets. La Berce, une ombellifère dont la tige à un goût d’agrume et les feuilles se dégustent également en beignets. Le grand plantain qui soigne les piqures d’orties et d’insectes et la plantain lancéolé à la fleur au goût d’amande.

L’ortie, si on la caresse dans le bon sens du poil, elle ne vous piquera pas et se laissera cuisiner en soupe, biscuits et salade, sans oublier ses propriétés médicinales : dépurative, diurétique, revitalisante et reminéralisante, une pharmacie de la nature ! Le lierre terrestre avec lequel on confectionne un excellent apéritif. L’alliaire dont les feuilles au goût d’ail parfumeront un savoureux pistou. Et enfin le sureau, dont les fleurs servent là encore à réaliser de délicieux beignets ou de la confiture Nous avions espéré les fruitiers en fleurs, malheureusement notre chaud printemps les a fait fleurir plus tôt. On a pu que déplorer la présence de désherbants aux pieds des arbres.

Nous sommes encore loin du bio dans les vergers et on ne peut que penser aux polluants dont se nourrissent les racines de nos arbres pour après être transmis aux fruits si appétissants sur les étals des marchés.

Chanteau du Landin, situé sur la rive gauche de la Seine, dans le Département de l’Eure.

Au bout de près de dix kilomètres de randonnée modérée (le terrain était plat, il n’y avait aucune difficulté particulière) c’est l’heure de revenir à Jumièges. On contourne le terrain de l’abbaye pour arriver à l’église Saint-Valentin dont les parties romanes et les restauration sur XIXe siècle se mêlent harmonieusement (malheureusement fermée à ce moment-là.

Elle est cependant ouverte les week-ends en juillet et août) puis finalement revenir à notre point de départ. Quelques-uns sont restés pour un dernier verre avant de repartir vers ses pénates.
Si vous avez participé à la randonnée, vos remarques sont les bienvenues pour nous aider à améliorer nos sorties. Qu’avez-vous aimé ? Ou au contraire, qu’est-ce qui vous a déçu ? Auriez-vous des suggestions ?
Seules quelques photos ont été publiées pour accompagner cet article. Mais vous pouvez en retrouver d’autres sur le compte Flickr de l’association. Si certains des participants souhaitent ajouter leurs photos personnelles, vous pouvez nous contacter sur le mail de l’association – patrouennormandie @ yahoo.fr – pour connaître la marche à suivre.
Rappel : ne consommez jamais que les plantes que vous connaissez parfaitement ! Certaines pouvant, dans certains cas, se confondre avec une voisine toxique, il faut avant tout rester prudent et ne pas hésiter à demander conseil à des connaisseurs. La Berce, par exemple, appartient à la même famille que le céleri mais aussi de la cigüe qui est, elle, très toxique. Soyez donc toujours sûr à 100% de ce que vous cueillez.