Les sentiers des vallons de Vironvay_3 juin 2017


Samedi 3 juin 2017 à 14h

Balade découverte : « Le sentier des vallons à Vironvay »

Peu de personnes pour affronter des conditions climatiques mitigées ce samedi 3 juin. Et pourtant, si une pluie légère s’est manifestée en début d’après-midi lors du départ situé à proximité de l’église de Vironvay, le reste de cette virée pédestre s’est déroulée sous un ciel clément.

Les participants ont commencé par apprécier l’ensemble du méandre de la Seine s’étendant de Saint-Pierre du Vauvray (le pont qui enjambe la Seine vers Andé sur la rive droite retient l’attention) à Muids. On trouve sur la rive gauche, escarpée mais entrecoupée de vallons, des pelouses calcicoles pentues plus ou moins enbroussaillées ainsi que, à l’endroit où l’on discerne la ligne SNCF Paris-Rouen qui serpente en suivant les courbes des méandres de la Seine, des sous- bois plus ou moins humides tandis que la rive droite est occupée par des grands champs de cultures céréalières et des exploitations de gravières.

Au départ, le sentier des vallons serpente au milieu des pelouses rases à orchidées…. Ce qui nous donne l’occasion d’en observer plusieurs d’aspect très différent. Le livre des orchidées de Normandie édité par la section régionale de la société française d’orchidophilie permet de les identifier sans difficulté. Le dôme conique de l’orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) côtoie l’orchis bouc (Himantoglossum hircinum) et l’orchis à deux feuilles (Platanthera bifolia).

Les conditions climatiques ne nous permettront pas de voir voleter des papillons comme l’annonce un panneau mis en place par le conservatoire des sites naturels de Haute-Normandie en partenariat avec le Conseil départemental de l’Eure. Un sentier bucolique vient en effet d’être implanté pour les amoureux de la flore et de la faune qui se confond au départ avec le sentier des vallons. Plus court, il décrit une boucle dans les pelouses rases qui, selon la période, permet d’observer des papillons comme les azurés dont la population décline avec la raréfaction de leur habitat.

Le sentier descend en pente douce vers la Seine. Certaines pelouses commencent à être envahies par divers arbustes (prunelliers, cornouillers, aubépines…) ce qui n’est pas très favorable pour que les orchidées s’y implantent. Cependant, les épis floraux sont nombreux et, avant de pénétrer le sous-bois, une nouvelle orchidée, la listère ovale (Listera ovata) se fait remarquer par son allure :

émergeant de deux feuilles horizontales, opposées et assez grandes, une tige de 20 à 50 cm porte un épi floral avec de petites fleurs vert-pâle que l’on pourrait qualifier d’insignifiantes si on les compare aux épis précédents. Le sentier rejoint la ligne SNCF et la longe jusqu’à rencontrer la première maison en dur, une ancienne garde-barrière sur une ligne maintenant désaffectée qui a été en exploitation pendant peu de temps (1876 à 1945) entre Louviers et Les Andelys via Saint Pierre du Vauvray :
pdf/vironvay_ligne_stpierreduvauvray_lesandelys.pdf
Les vestiges de cette ligne se limitent à un tunnel sur la rive gauche ( actuellement difficile d’accès car noyé dans la végétation) qui permettait à la ligne de s’élever à travers les vallons à partir de Saint Pierre du Vauvray pour franchir la Seine par un pont métallique dont il ne reste que les deux piles extrêmes, proches des rives droite et gauche. Nous les photographierons plus tard lorsque nous emprunterons le chemin de halage.

Nous poursuivons sur la rive gauche jusqu’à l’entrée de Saint Pierre du Vauvray avant de franchir la ligne SNCF sous un pont de hauteur très limitée caractéristique de l’époque de la construction de ligne (assemblage de poutrelles métalliques). Des trains y circulent régulièrement, même en ce samedi. De nombreuses péniches empruntent la Seine mais c’est le bruit de fond des véhicules circulant sur l’A13, là-haut sur la colline (Vironvay est situé à proximité immédiate de l’aire de stationnement de Vironvay qui se trouve juste après le péage d’Heudeboudeville) qui montre l’importance du rôle d’un fleuve comme voie d’échanges pour le transport des marchandises sur l’eau, par le rail et la route.

Les orchidées nous accompagnent le long du chemin de halage, parfois en groupes denses

Les piles du pont détruit en 1945 sont bien là

et on peut encore deviner le début de l’ouvrage d’art qui permettait d’enjamber la ligne Paris-Rouen. De nombreuses propriétés protégées par des haies de grands arbres séparent le chemin de halage que nous empruntons de la ligne de chemin de fer. Certains semblent en déshérence, mais beaucoup sont en train de se refaire une beauté en ce printemps pour que des familles puissent y passer une belle journée au bord de l’eau… Une de ces propriétés, le moulin fleuri, ne passe pas inaperçue : des sentiers de graviers blancs délimitent des surfaces de gazon vert impeccablement tondu qui hébergent un bestiaire impressionnant (girafe, nids de cigognes, animaux domestiques plus vrais que nature….) ainsi que des scènes de la vie rurale d’autrefois (par exemple un chariot tiré par un attelage de bœufs jouxtés)

Il ne nous reste plus qu’à remonter vers Vironvay par un chemin pentu qui nous permet d’admirer encore le panorama de ce méandre de la Seine, en continuant de photographier les orchidées dispersées dans les pelouses ou le long du chemin.

Pour en savoir plus :

pdf/vironvay_accueil_sentier_azures.pdf

pdf/vironvay_sentier_des_vallons.pdf

pdf/vironvay_sentier-des-vallons_cdt27.pdf