Quartier de la gare_ 22 février 2018


Jeudi 22 février 2018 à 14h 30

Randonnée patrimoine : Le quartier de la gare Rive Droite (6 km)

En partant de la gare,

notre randonnée urbaine va nous faire découvrir un quartier riche en belles demeures construites pour la plupart entre la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XX ème siècle. C’est juste dans la période du développement du chemin de fer et à l’époque où les riches patrons d’industries se faisaient bâtir de vastes et splendides demeures sur les pentes du mont Fortin encore vierge de constructions. C’est l’évolution des styles qui nous guide dans l’histoire de ce quartier. La gare est un bel exemple d’Art Nouveau finissant tandis que les immeubles de la poste

et du café « le Métropole » sont représentatifs de l’Art Déco.

Nous nous dirigeons vers la rampe Bouvreuil en portant un regard sur le bel Hôtel particulier du N°66, édifié en 1841 pour un négociant en rouenneries Auguste Le Bouvier : une façade style Louis XV, ornée de magnifiques balcons en ferronneries.

Puis ce sont les belles demeures de la fin du XIX ème siècle, qui ornent les rues Saint Maur (N°2)

et Bouquet (N°3 et 16 bis). Rue Pouchet, il faut s’arrêter devant la maison du N°21, construite par l’architecte Louis Démarest (à qui on doit l’hôtel de la préfecture dans le bas du boulevard des Belges, aujourd’hui Rectorat) en levant la tête, on aperçoit un écusson sur lequel ont peut distinguer les ustensiles de l’architecte : un compas, un livre et un rouleau de papier.

Dans le bas de la rue Verte, il faut détailler la splendide façade de la maison de Ferdinand Marroux, le célèbre ferronnier expose ici son savoir faire du mariage du bois et du métal.

Nous montons ensuite par la rue de la Maladerie (en souvenir de ce chemin qui menait à la léproserie) : sur quelques murs et portes de garages, on peut voir les gravures d’Alain Rault, artiste de la rue qui gravite autour de la gare,

et sur les façades de très belles mosaïques.

Puis se sont les somptueuses demeures des rues Bertrand et Pierre Sénard pour arriver devant le majestueux immeuble des Tourelles devenu un établissement d’enseignement,

tout comme un peu plus haut l’institution Saint Dominique, la plus belle demeure du quartier, que l’on surnommait « Le château des allumettes » car construite pour le riche négociant en allumettes chimiques Louis Louvet qui possédait un entrepôt place Saint Marc.

En remontant la rue Verte, puis le chemin de Clères, c’est un festival de belles bâtisses aux architectures diverses qui jalonnent ce parcours.

En montant par les rues Courtel et Delarue Leroy nous atteignons le sommet du Mont Fortin : ici on a reconstitué les vignobles, nous n’allons pas déguster ce vin de pays,

nous redescendons par la rue de l’église, un peu plus bas la rue du Bellevue, qui porte bien son nom, nous offre des échappées panoramiques sur la ville et le port de Rouen. C’est par la rue du Champ des Oiseaux que nous regagnons notre point de départ devant la gare, sans oublier de jeter en passant un regard sur l’ancien grand séminaire (aujourd’hui œuvres hospitalières de nuit) puis l’église Saint Romain, hélas fermée trop souvent mais qui renferme elle aussi beaucoup de trésors cachés et qui mérite à elle seule une belle visite, nous y reviendrons.