Randonnée à Poses_15 octobre 2016


Balade sur les bords de Seine à Poses

Une petite randonnée de 7km dans un cadre bien agréable. Nous partons du barrage de Poses que nous visitons, dernier et 6ème barrage en aval de Paris, un édifice construit de 1878 à 1881 et inauguré en 1887. Il s’agit d’un barrage à tabliers dit à débordement, il est équipé d’une petite centrale électrique qui débite 8 Méga watt, une passe permet aux poissons de remonter le fleuve et deux écluses reçoivent le passage des bateaux.

Nous apercevons la légendaire côte deux amants. L’histoire nous dit que le seigneur du château resté veuf, n’avait plus que sa fille Caliste à aimer . Cette belle jeune fille avait de nombreux prétendants qui la laissaient indifférente, jusqu’au jour où elle tomba amoureuse d’Edmond plus beau que les autres. Le jeune homme alla demander la main de la belle au seigneur, mais ce dernier lui signifia que pour obtenir sa fille, il fallait qu’il gravisse la colline, sa belle sur ses épaules. Le prétendant releva le défi, Caliste lui avait préparé pour l’occasion une potion stimulante ( le contrôle anti dopage n’existait pas encore !). Mais Edmond ne consomma pas le breuvage, son cœur finit par éclater et il s’écroula mort, Caliste finit par mourir de chagrin. On dit que la potion en se renversant sur le sol de la colline a fait pousser cette magnifique flore qui la recouvre encore aujourd’hui.


Après la légende, nous prenons le bord de Seine aux paysages magnifiques à cet endroit, embellis par les couleurs naissantes de l’automne. Nous avons visité au passage l’atelier de Michèle Ratel, peintre des bords de Seine à la manière post impressionniste. L’artiste nous a décrit les lieux et son travail, un accueil très sympa.

Notre cheminement en bord de Seine nous a conduit en bordure des lacs du Mesnil et des deux Amants, anciennes ballastières transformées aujourd’hui en base de loisirs, après avoir visité au passage l’extérieur de la magnifique petite église Saint Quentin de Poses, une nef romane, un clocher du XVe siècle et un porche du XVIe siècle.

On peut encore apercevoir sur les murs latéraux de la nef, les graffitis de bateaux que les batelier gravaient afin que Saint Quentin protège leur navigation sur la Seine.

Après ce bon bol d’air, nous regagnons notre point de départ.