Veules les roses_ 7 juillet 2018


Samedi 7 Juillet à 14h

Balade découverte : Veules-les-Roses, « Le plus petit fleuve de France »

Nous voilà réunis sous un beau soleil sur le parking des cressonnières pour découvrir, en compagnie de Ludivine guide conférencière de l’office de tourisme, un des joyaux du pays de Caux, classés parmi les plus beaux villages de France.

Veules-les-Roses est un vieux village authentique datant du IVème siècle. Son nom serait dérivé de l’ancien anglais « well » qui veut dire point d’eau. Fief de la puissante abbaye de Fécamp, Veules fut au Moyen Âge un port de pêche qui se releva toujours des vicissitudes qui l’atteignirent.

Devenu fief des seigneurs de Blosseville au XVIe siècle, le bourg continua à tirer ses richesses de la pêche et des revenus de la rivière. Le XVIIIe siècle apporta de nouvelles opportunités aux Veulais qui devinrent tisserands de toiles de coton pour Rouen et convertirent leurs moulins à la fabrication d’huile de colza.

Le long de la rivière, chaumières, maisons de pêcheurs, fermes, moulins, pucheux, lavoirs et cressonnières témoignent encore de l’ancienne activité des habitants du bourg.

Découvert en 1826 par une actrice de la comédie française Anaïs Aubert, Veules devint rapidement une villégiature très prisée. Dès lors, les hommes de lettres et les artistes s’y pressèrent : Meurice, Victor Hugo, les frères Goncourt, les peintres ambulants russes Répine, Polenov et Bogolioubov.... qui attirèrent dans le village une riche société parisienne. Du temps de Maupassant, le village a conservé ses chaumes, ses petits chemins, ses ruelles qui ont séduit tant d’artistes de cette époque. Il a hérité de riches villas, de grands jardins …. et son nom actuel de Veules-les-Roses.

C’est en empruntant le circuit du « plus petit fleuve de France », la Veules (1149 m) que nous avons découvert, au cours d’une promenade pleine de charme, l’histoire et le patrimoine du village. Tout d’abord, les cressonnières : ici on cultive à la source de la Veules cette salade d’hiver depuis le XIVème siècle. Jadis, onze moulins jalonnaient le fleuve, aujourd’hui il en reste trois au rôle purement décoratif.

L’abreuvoir est bordé de ravissantes chaumières, son gué garde l’authenticité qui en fait son charme actuel. Le sentier des « champs Elysées » (ne pas confondre avec l’avenue du même nom qui, elle, est parisienne), sont un clin d’œil charmant et séduisant du paysage Veulais.

En suivant le sentier qui longe la rivière, on aperçoit dans l’eau les truites, symboles des eaux pures. On remarque également les « Pucheux » qui sont des accès, encore visibles sur les berges, aménagés pour accéder et puiser la précieuse eau courante du fleuve.

L’église dédiée à Saint Martin a été construite au XIIe siècle et remaniée au XVIe, est remarquable : seule la tour du clocher témoigne encore de l’origine de son architecture primitive. A l’intérieur les piles sont sculptées de ravissants petits motifs.

Le statuaire est abondant, près du chœur on trouve une charité de Saint Martin vêtue en gentilhomme de la cour de Henri II, il donne la moitié de son manteau à un mendiant à jambe de bois qui s’aide d’une béquille. Le plafond du chœur est décoré d’une très belle peinture découverte suite à une restauration.

Veule-les-Roses mérite bien son label de plus beau village de France, très certainement un des plus beau de notre région qui possède en plus des beautés de ses paysages de nombreuses galeries d’artistes et d’excellents petits restaurants qui méritent d’être connus. Nous avons passé une très belle journée dans ce petit village qui s’est prolongée par la visite de quelques expositions du festival du lin qui est organisé dans les villages aux alentours.